Qu'est ce qu'un AVC?
L’accident vasculaire cérébral (AVC), parfois appelé « attaque cérébrale », survient lorsqu’un vaisseau sanguin qui alimente le cerveau se bouche ou se rompt.
Le cerveau n’est alors plus suffisamment alimenté en sang et en oxygène, ce qui peut provoquer des lésions cérébrales et entraîner des séquelles parfois importantes.
On distingue principalement deux types d’AVC :
- L’AVC ischémique, provoqué par l’obstruction d’une artère cérébrale. Il représente la majorité des AVC.
- L’AVC hémorragique, provoqué par la rupture d’un vaisseau sanguin et un saignement dans le cerveau.
Dans les deux cas, l’AVC est une urgence médicale. La rapidité de la prise en charge est essentielle pour limiter les conséquences.
AVC: signes d'alerte?
Les symptômes d’un AVC apparaissent généralement brutalement.
💡Le moyen mnémotechnique VITE
Pour mémoriser les principaux signes d’alerte, pensez à VITE :
V – Visage
Une partie du visage tombe ou la bouche devient asymétrique.
I – Incapacité
Une personne ne peut plus bouger normalement un bras ou une jambe, ou présente une faiblesse brutale.
T – Trouble de la parole
La personne parle difficilement, ne trouve plus ses mots ou ne comprend plus ce qu’on lui dit. Elle ne peut pas répéter une phrase simple.
E – En urgence
Appelez immédiatement le 15 ou le 112.
🚨 Un doute sur un AVC ?
N’attendez pas et ne conduisez pas vous-même la personne à l’hôpital.
Appelez immédiatement le 15 ou le 112.
Même si les symptômes disparaissent rapidement, il peut s’agir d’un accident ischémique transitoire (AIT). Celui-ci constitue un signal d’alerte qui nécessite également une évaluation médicale urgente.
Découvrez en vidéo les signes d’alerte.
📊 L'AVC: une réalité préoccupante
Dans le monde, 1 adulte sur 4 est susceptible d’être victime d’un AVC au cours de sa vie (OMS).
L’AVC, un enjeu de santé publique
Le risque de subir un accident vasculaire cérébral (AVC) au cours de sa vie a augmenté de 50 % en 20 ans.
En France, chaque année, environ 120 000 personnes sont hospitalisées pour un AVC et plus de 30 000 décès sont recensés.
L’AVC peut survenir à tout âge. En 2022, 25,4 % des personnes hospitalisées pour un AVC avaient moins de 65 ans.
Une situation particulièrement préoccupante dans les Hauts-de-France
Les Hauts-de-France présentent un taux d’hospitalisation pour AVC particulièrement élevé.
Dans le Nord, il atteint 232,5 hospitalisations pour 100 000 habitants, contre 197,4 pour 100 000 habitants au niveau national
Comment agir avant l'urgence?
La prévention de l’AVC repose sur quelques habitudes simples au quotidien :
- contrôler régulièrement sa pression artérielle ;
- pratiquer une activité physique régulière ;
- ne pas fumer ;
- limiter sa consommation d’alcool ;
- adopter une alimentation équilibrée.
🥗 Une alimentation bonne pour le cœur et les vaisseaux
Une alimentation de type méditerranéen constitue une référence pour la prévention cardiovasculaire. Elle privilégie les légumes et fruits, les légumineuses, les céréales complètes, les noix, les huiles végétales comme l’huile d’olive et le poisson.
Il est conseillé de limiter les aliments très salés, les charcuteries, les excès de viande rouge, les sucres et les produits ultra-transformés.
L’objectif n’est pas de rechercher une alimentation parfaite, mais d’adopter durablement des habitudes favorables à la santé cardiovasculaire.
🩺 Un suivi adapté à chacun
Les analyses biologiques peuvent aider à mieux suivre certains facteurs de risque et à adapter la prévention. Elles complètent le bilan médical et les échanges avec un professionnel de santé sur les habitudes de vie.
🔬 Quel rôle pour le laboratoire dans la prévention de l’AVC ?
Le laboratoire intervient dans l’évaluation et le suivi de plusieurs facteurs de risque cardiovasculaire. Les analyses biologiques ne permettent pas, à elles seules, de prédire la survenue d’un AVC, mais elles peuvent contribuer à identifier certaines anomalies sur lesquelles il est possible d’agir.
N’hésitez pas à en parler à votre médecin et à lui demander un bilan de prévention adapté à votre situation.
Le LDL-cholestérol (LDL-C) est un élément essentiel du bilan lipidique. Un taux élevé favorise l’athérosclérose, qui peut augmenter le risque cardiovasculaire et d’AVC. Sa surveillance permet donc de mieux évaluer et maîtriser ce risque.
👉 Pour en savoir plus sur le bilan lipidique avec le laboratoire
La glycémie à jeun et l’HbA1c permettent d’évaluer l’équilibre glycémique et de dépister une hyperglycémie ou un diabète. Une hyperglycémie persistante ou un diabète mal contrôlé augmente le risque cardiovasculaire et d’AVC. Surveiller régulièrement ces paramètres permet donc de mieux maîtriser ce risque.
L’indice HOMA, calculé à partir de la glycémie et de l’insulinémie, peut compléter l’évaluation métabolique dans certaines situations. Il apporte une indication sur la sensibilité à l’insuline et doit être interprété en fonction du contexte clinique.
Une analyse du profil des acides gras, notamment des oméga-3 EPA et DHA, complète l’évaluation du statut en acides gras et peut accompagner une démarche personnalisée de prévention cardiovasculaire. De plus, le rapport oméga-3/oméga-6 renseigne sur l’équilibre des apports en acides gras.
Toutefois, le professionnel de santé doit interpréter ces résultats dans le cadre d’un bilan global. À noter : cette analyse n’est pas remboursée par l’Assurance Maladie.
FAQ : AVC, analyses et prévention
L’AVC constitue une cause majeure de décès et de handicap chez les femmes. Si les facteurs de risque cardiovasculaire sont les mêmes que pour l’ensemble de la population, certaines situations et périodes de la vie peuvent nécessiter une attention particulière.
La grossesse, la période qui suit l’accouchement (post-partum) et la ménopause peuvent notamment s’accompagner de changements qui influencent la santé cardiovasculaire. Une surveillance adaptée et un suivi médical permettent d’identifier et de prendre en charge les éventuels facteurs de risque.
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Les oméga-3, notamment l’EPA et le DHA, participent au fonctionnement de l’organisme et s’intègrent dans une alimentation favorable à la santé cardiovasculaire. Une alimentation privilégiant les sources d’oméga-3, comme certains poissons, les noix et certaines huiles végétales, peut ainsi contribuer à une alimentation équilibrée. Leur intérêt doit toutefois être considéré dans le cadre global de l’alimentation et des autres facteurs de risque cardiovasculaire.
Certaines analyses peuvent être réalisées à la demande du patient dans un laboratoire, sans prescription médicale, selon les conditions applicables à l’examen et au laboratoire. Dans ce cas, elles ne sont pas nécessairement prises en charge par l’Assurance Maladie.
Un bilan réalisé sans ordonnance ne remplace pas un avis médical. L’interprétation des résultats doit prendre en compte l’âge, les antécédents, les traitements, la pression artérielle et l’ensemble des facteurs de risque cardiovasculaire.
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