L’insuffisance rénale chronique (IRC), une maladie silencieuse
L’insuffisance rénale chronique, aussi appelée maladie rénale chronique (MRC), est une maladie souvent silencieuse, qui évolue longtemps sans symptômes.
📊 En France, la prévalence de la maladie rénale chronique est estimée entre 7 et 10 % de la population française, tous stades confondus.
ℹ️La maladie rénale chronique
La maladie rénale chronique est définie par la persistance pendant au moins 3 mois d’une anomalie de la fonction ou de la structure des reins, mise en évidence par :
- une diminution du débit de filtration glomérulaire (DFG < 60 mL/min/1,73 m²),
- et/ou la présence d’anomalies biologiques ou urinaires (protéinurie, microalbuminurie),
- et/ou des anomalies morphologiques des reins à l’imagerie.
Cette durée permet de distinguer une maladie rénale chronique d’une atteinte rénale aiguë, souvent réversible.
📅 Chaque année, la Semaine du Rein est organisée en France afin de sensibiliser le public à l’importance du dépistage.
❓ À quoi servent les reins ?
Les reins jouent un rôle essentiel dans l’organisme :
- ils filtrent les déchets du sang,
- ils régulent l’équilibre de l’eau et des minéraux,
- ils participent à la régulation de la pression artérielle.
Lorsque leur fonctionnement ralentit, les déchets s’accumulent dans le sang.
Sans prise en charge, l’évolution peut conduire à une insuffisance rénale avancée nécessitant une dialyse ou une greffe rénale.
Sans prise en charge, l’évolution peut conduire à une insuffisance rénale avancée nécessitant une dialyse ou une greffe rénale.
🔍 Qu’est-ce qui abîme les reins ?
Les principales causes de l’insuffisance rénale chronique sont :
- le diabète,
- l’hypertension artérielle (HTA),
- l’obésité,
- la polykystose rénale, maladie génétique, responsable d’environ 8 % des insuffisances rénales chroniques.
- certains traitements néphrotoxiques
(chimiothérapies, radiothérapie, anti-inflammatoires non stéroïdiens – AINS).
Attention à vos reins
💊 Médicaments les plus fréquemment en cause
- Anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS)
(ibuprofène, kétoprofène, diclofénac…)
👉 cause fréquente d’atteinte rénale, surtout en automédication - Certains antibiotiques (aminosides, vancomycine)
- Produits de contraste iodés utilisés lors de scanners ou d’examens radiologiques
- Certains traitements de chimiothérapie
- Certains antiviraux et immunosuppresseurs
🔹 Substances non médicamenteuses
- Plantes médicinales ou compléments alimentaires non contrôlés
- Métaux lourds et substances toxiques industrielles ( Plomb, Cadmium)
✅ Que faire en prévention ?
Adopter de bonnes habitudes permet de protéger ses reins :
- bien contrôler la tension artérielle,
- bien équilibrer la glycémie en cas de diabète,
- limiter le sel et les excès de protéines, Recommandations sur le sel
- adopter une alimentation équilibrée,
- éviter l’automédication, en particulier les AINS,
- arrêter le tabac.
🔬 Au laboratoire : comment dépister l’IRC ?
🩸 La créatinine sanguine
La créatinine est un déchet produit naturellement par l’organisme, issu du métabolisme musculaire.
Elle est filtrée par les reins puis éliminée dans les urines.
Elle est filtrée par les reins puis éliminée dans les urines.
👉 Lorsque les reins fonctionnent mal :
- la créatinine est moins bien éliminée,
- elle s’accumule dans le sang,
- son taux sanguin augmente.
À partir de la créatinine, de l’âge et du sexe, on calcule le débit de filtration glomérulaire (DFG) selon la formule CKD-EPI.
- le DFG reflète la capacité de travail des reins,
- plus le DFG est élevé, mieux les reins fonctionnent,
- le DFG diminue naturellement avec l’âge,
- il permet d’adapter les traitements et de classer le stade de la maladie rénale chronique.
📌 Le dosage peut être réalisé à n’importe quel moment de la journée.
🧪 La microalbuminurie et la créatinine urinaire
La microalbuminurie correspond à la présence de petites quantités de protéines dans les urines, traduisant une souffrance du filtre rénal.
Cependant, la concentration des urines peut varier selon l’hydratation.
👉 C’est pourquoi la microalbuminurie est interprétée en rapport avec la créatinine urinaire, sous la forme d’un ratio albumine/créatinine.
👉 C’est pourquoi la microalbuminurie est interprétée en rapport avec la créatinine urinaire, sous la forme d’un ratio albumine/créatinine.
🔹 La créatinine urinaire est éliminée de façon relativement constante.
🔹 Le ratio albumine/créatinine permet ainsi de s’affranchir des variations de dilution des urines, offrant une évaluation plus fiable.
🔹 Le ratio albumine/créatinine permet ainsi de s’affranchir des variations de dilution des urines, offrant une évaluation plus fiable.
- c’est souvent le premier signe d’alerte d’une atteinte rénale,
- il est essentiel dans la surveillance des patients diabétiques et hypertendus,
- il permet d’intervenir précocement, avant l’apparition de lésions irréversibles.
👉 Les urines du matin sont à privilégier pour cette analyse.
📋 Qui doit se faire dépister ?
Un dépistage annuel est recommandé pour les personnes à risque :
- diabète,
- hypertension artérielle,
- surpoids ou obésité,
- antécédents familiaux de maladie rénale,
- prise prolongée de médicaments néphrotoxiques.
💡 Un simple bilan biologique permet de dépister une maladie rénale à un stade précoce.
🩺 Parlez-en à votre médecin ou à votre laboratoire d’analyses médicales.
🩺 Parlez-en à votre médecin ou à votre laboratoire d’analyses médicales.